SOCIETE

Nanoparticules E171

Utilisé dans divers domaines, les nanoparticules dans les sucreries et les gâteaux inquiètent le magazine « 60 Millions de consommateurs » dans son édition de Septembre 2017.

Sur dix-huit produits sucrés testés par « 60 Millions de consommateurs » dans son édition de septembre 2017, des nanoparticules de dioxyde de titane ont été retrouvé systématiquement avec des proportions variées. Dans l’alimentaire l’E171 permet de rendre des aliments plus blancs ou plus brillants, ou pour décliner une palette de couleurs en étant associées à d’autres colorants. Il est utilisé aussi dans d’autres domaines (cosmétique, hygiène, pharmacie, bâtiment, etc.).

En juin 2016, l’ONG « Agir pour l’Environnement » alertait déjà sur la présence de nanoparticules dans nos assiettes. Selon une étude récente, les enfants consommeraient deux à quatre fois plus de titane que les adultes du fait de l’ingestion de sucreries ayant des niveaux élevés de nanoparticules de dioxyde de titane.

Si la présence d’E171 apparaît clairement sur les étiquettes, il n’y a jamais la mention nanoparticules, pourtant un règlement européen contraint théoriquement les fabricants à apposer la mention « nano » devant le nom de l’ingrédient concerné.

Plusieurs agences sanitaires estiment que le dioxyde de titane est un cancérigène possible pour l’homme lorsqu’il est inhalé, mais selon l’autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), il n’existe pas assez de preuves d’effets sur la santé des consommateurs.

En janvier 2017, une étude de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) concluait que l’exposition chronique au E171 favorisait la croissance de lésions précancéreuses chez le rat. Aucune conclusion n’est toutefois établie pour l’homme et l’effet cancérogenèse du E171.

Le site Open Food Facts a publié une liste de de plus de 441 produits alimentaires contenant de l’E171. C’est toute l’industrie alimentaire qui est touchée, nous trouvons aussi du E171 chez les grossistes alimentaires, et il y a bien d’autres poisons dans nos assiettes.

Pour se tenir informer sur les risques sanitaires et comprendre que les industriels privilégient la bourse avec la production en grande quantité des aliments plutôt que notre santé, la réalisatrice belge Alina Kneepkens remonte la chaîne de fabrication d’un bonbon.

Sources : 60 Millions de consommateursLe MondeAgir pour l’EnvironnementOpen Food Facts

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